A qui s'adresse la thérapie conjugale et familiale et pour quelles problématiques ?

Le conseil ou la thérapie conjugal et familial s'adressent:

1) Aux couples:

En difficultés relationnelles à s'accepter et accepter l'autre si différent de soi.

En cas de violences conjugales, qu'elles soient verbales, morales ou physiques.

En questionnement sur une éventuelle séparation. Accompagnement à pouvoir cheminer sur les liens persistants, prendre une décision partagée, acceptée et assumée par les 2 conjoints.

Souhaitant renouer le dialogue pour mieux commmuniquer et trouver une harmonie constructive.

Confrontés à la PMA, avec la perception si différente de l'homme et de la femme. S'autoriser à parler de soi, pour mieux se comprendre et se soutenir, pour rester en lien au delà des difficultés.

En questionnement sur leur sexualité qui ne répond plus ou pas à leurs besoins ou à leurs souhaits. La sexualité comme le couple évolue avec le temps et s'autoriser à exprimer sa vision permet d' en accepter les modifications.

Aux couples avec ou sans enfants confrontés à la perte d'un enfant. Qu'il s'agisse d'une fausse couche, d'une IVG, d'une ITG, d'une mort foetale in utéro ou encore d'un décès après la naissance de l'enfant. Traverser un deuil, et particulièrement celui de son enfant est extrèmement difficle. S'autoriser à exprimer sa peine, à s'entendre dans sa douleur, parler de cet enfant fantasmé ou assumé  est le moyen le plus reconnaisssant pour soi de faire Le deuil. Accepter pour soi et pour le couple qu'il puisse y avoir " Un après".

2) Aux jeunes parents dans le cadre de la parentalité:

Avant la naissance, afin de faire le point sur la conjugalité, la place de chacun dans ce couple, et la place à prendre auprès de cet enfant à venir.

Après la naissance, permettre à chacun de s'exprimer sur ses attentes, ses capacités à soutenir l'autre ou à déléguer. Le vécu des responsabilités et les peurs qu'elles occasionnent.

Aborder la place du couple dans cette nouvelle famille, ce qu'il advient du statut d'amant(e) et des relations intimes qui en découlent.

Quelle place donner à l'enfant pour qu'il puisse se construire sans devenir le "sauveur d'un des deux parents". Lui restituer son statut d'enfant et les petites missions qui sont les siennes.

Restituer la place des grands-parents dans la transmission d'une histoire. S'autoriser à déléguer dans la confiance au regard de son enfant et non de sa propre histoire. Eviter de placer l'enfant dans un conflit de loyauté.

3) Aux familles dans des problématiques autour de:

La violence d'un adolescent vis à vis de lui même, d'autrui ou de sa famille.

La mise en danger d'un enfant ou d'un adolescent, par des conduites à risques, qu'il s'agisse d'addictions, de pratiques sexuelles, d'autodestruction par des atteintes physiques, ou des tentatives de suicide.

En cas de séparation des parents, par la difficulté d'acceptation des enfants petits ou grands. Permettre à chacun d'exprimer sa peine, ses peurs, ses attentes pour mieux redessiner son devenir en sécurité avec ses 2 parents même séparés.

Dans des problématiques de liens,  l'enfant ou l'adolescent devenant alors le symptôme d'une souffrance familiale non identifiée. Il en est ainsi de la boulimie et de l'anorexie. Un accompagnement de la famille au delà d'une prise en charge de l'individu touché peut permettre une redistribution des rôles de chacun, restituant à chaque membre de la famille la possibilité d'exister pour lui-même et par lui-même. Tous redeviennent acteurs de leurs ressentis et l'enfant ou l'adolescent touché s'autorise lui à se réapproprier par le biais des émotions ce corps mis volontairement en souffrance.

4) Accompagnement ä traverser la maladie d'un proche:

En cas de maladie curable ou pas du conjoint. Exprimer ses peurs, ses incapacités, ses attentes. S'autoriser à les dire à l'autre. Accepter qu'il soit  malade, ne pas s'interdire de  continuer à vivre, ne pas  s'en faire  le reproche. autant de mots à formuler pour donner un sens au fait qu' il est important pour soi et pour l'autre d'être là.

En cas de maladie d'un parent. Pour permettre à chacun de prendre du recul sur ce qu'il est et non ce qu'il s'oblige à être de par ses projections vis-à-vis de l'être malade. S'autoriser à s'avouer triste et désemparé, à exprimer son désarroi, ou tout simplement sa peur. les peurs verbalisées font place à l'energie positive et constructive.

5) Accompagnement individuel sur une problématique faisant obstruction à se sentir heureux:

Secrets de familles et incapacité à s'accepter, aimer et être aimé.

Blessures personnelles, dont la répétition dans les épreuves de vie font obstacle au bonheur. Travail sur le transgénérationnel et les répétitions familiales.

Parmi les blessures induisant des difficultés de liens se retrouvent: l'abandon, le rejet, l'injustice, la culpabilité.

Traumatismes ou mise en danger induisant un état de mal-être: deuil, avortement, séparation, abandon, etc.

 

 

 

 

 

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